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Samedi, 04 Juillet 2020
A la rencontre de Maxime Bézin, entraîneur Adjoint du LMB
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Actualités PRO

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Rencontre avec … Maxime Bézin,

Entraîneur Adjoint du LMB

Au travers de ces quelques lignes, on vous en dit plus sur Maxime Bézin, notre entraîneur-adjoint du LMB. Maxime est originaire de Limoges et a rejoint le staff à l’été 2017.

 

Bonjour Maxime. Ta journée type, ce serait quoi ?

Difficile de parler d’une journée « type »... Mais elle commence toujours par m’occuper de mes 2 filles avant qu’elles n’aillent à l’école. Je suis papa et ce moment lance ma journée. Côté boulot, une grande partie de mon temps est occupé par du visionnage et de l’analyse de vidéo de nos matchs ou de ceux de nos adversaires. Mon but va être de séquencer, zoomer, trouver les temps forts et points critiques qu’ils soient collectifs ou individuels de façon à ce que Jean-Marc (coach) ait toutes les clés en mains pour définir les plannings d’entraînement. A partir de là, la journée sera ponctuée d’un à deux entrainements, matin et/ou soir, durant lesquels j’interviendrai soit sur des mises en places pédagogiques, soit comme « œil critique » en fonction des besoins.

Si tu devais te résumer en 3 mots tu dirais…

Patient, investi et curieux…

Et pour toi, « LA » qualité incontournable pour tenir ce type de poste au sein d’une équipe ce serait…

Ce serait de connaître sa place et son rôle. Avec humilité, savoir se tenir au 2nd plan, tout en étant impliqué à 100%. Je dois observer, aider, accompagner. Je ne suis pas coach, mais je dois être son bras droit, un pilier sur lequel il peut compter. Je dois savoir exprimer mes idées et avis mais surtout veiller à soutenir chaque décision du coach positivement pour lui donner le maximum de chance de réussite. 

A quel moment tu t’es dit : « Le basket, j’aimerais pouvoir en faire mon métier ? »rencontre_max_bezin_1

Le basket est pour moi une réelle passion. Mais j’ai vraiment choisi d’en faire mon métier après avoir perdu mon père. C’était une passion que l’on partageait et qui nous a permis de tisser des liens forts. C’est lui qui m’a transmis l’amour du basket. Après son décès, le monde du basket s’est imposé à moi comme une évidence. C’est à partir de ce moment que j’ai choisi de me donner tous les moyens pour y arriver.

Si on parlait de l’équipe… Un mot pour la décrire ?

J’en ai deux. Le 1er c’est « compétitrice ». Le 2nd ce serait « ambiance ». Et c’est certainement le plus représentatif. On a un bon groupe, qui aime vraiment passer du temps ensemble et travailler… On a de la chance.

Le joueur le plus « lâche-rien » ?

(il réfléchit) Je dirais Thomas Ceci-Diop

Le plus combatif ?

Hum… Maël Lebrun à mon avis.

Celui qui râle toujours un peu plus que les autres ?

Sans hésitation, Marcos SUKA-UMU MARTIN (rire). Mais c’est un “râleur gentil”.

Le plus drôle?

J’hésite mais je dirais Florent Tortosa.

Et le plus collectif ?

Notre capitaine, Nicolas Taccoen.

Ton conseil à un jeune joueur, ce serait…

Il se résume en 3 mots : travailler, persévérer et surtout, la base, toujours prendre du plaisir.

rencontre_max_bezin_3Pour toi, les 3 fondamentaux, la base du basket …

Je vais sortir des réponses traditionnelles peut-être mais je dirais la réactivité. Ensuite la vision, la lecture de jeu, percevoir ce qui se passe autour de vous. Et enfin, le toucher du ballon, la dextérité.

Tu es superstitieux ?

Plus vraiment… J’essaye du moins de ne plus l’être. Je trouve que c’est plus inhibiteur que constructif. 

Avant un match, tu te prépares comment ?

Avant un match, je m’isole. Je prends une bonne douche, j’écoute de la musique. En bref, je me mets dans ma bulle avant d’enfiler le « costume ». J’ai besoin de me vider la tête pour être le plus concentré et efficace possible sur le match.

Tu as un mantra ? Une de ces phrases que tu répètes et qui te (re)booste ?

Pas vraiment. J’ai plutôt une image d’enfance, un lieu que je me remémore dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est mon lieu « ressource ». J’aime me le rappeler. Il me donne de la force.

Ton moment préféré de la saison 2017-2018 ?

La demi-finale retour contre Roanne à domicile. Parce que le match aller a été très compliqué pour nous. On s’est pris 30 points… Tout le monde ou presque nous pensait déjà plus ou moins enterrés. Mais lors de ce match, on a su montrer notre combativité. On a eu peu de temps pour réagir, analyser, et s’adapter. Et on l’a fait. Je suis très fier d’avoir vécu ce moment. Même si on n’a pas su aller plus loin (ndlr : le LMB a été éliminé lors de la belle à Roanne 4 jours plus tard), ça a été une belle récompense, un accomplissement par rapport au travail qu’on a mené toute l’année.

Tu nous décris ton meilleur souvenir basket ?

J’en ai deux...

Le 1er  c’était en 1993, j’avais 8 ans. J’avais parié avec mon père sur les écarts de points de la demi-finale et de la finale de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Euroleague que devait jouer Limoges. Et j’ai vu juste ! Au delà de la fierté d’avoir trouver les bons écarts et de celle de voir cette équipe française remporter le titre (ce titre en Euroleague reste le seul à ce jour remporté par une équipe française), j’ai aussi gagné mon premier panier de basket. Mon père l’a installé derrière la maison. (Petit clin d’œil à Jean-Marc DUPRAZ qui a joué ces 2 matches avec Limoges, et remporté le titre !). Le 2nd c’est en tant que coach lors de qualification au final four face à Charnay Macon en ligue féminine 2. La salle était en folie… c’est pour ces moments là qu’on fait ce métier. Pour l’adrénaline.  Pour l’aboutissement. Pour les vivre avec le public.

Tu as une blague à nous raconter ?

Houla… je suis pas la meilleure personne pour ça. Il faudrait demander à Ludovic Lalère, notre prépa physique mais bon… je me lance…

Qu’est ce que fait un avion qui tombe ?

Réponse : Boeing … Boeing… Boeing…

(Effectivement… Pas sûre qu’on la ressorte celle-ci)

  

Si on rêvait ? Tu les vois comment ce club et cette équipe dans 5 ans ?

Je n’ai pas envie de parler de rêve mais d’une volonté forte.

Aujourd’hui, pour une métropole telle que Lille, ça paraît une évidence d’avoir son équipe et son club entrer dans le haut niveau, faire partie des « grands » du basket français. Ce club se doit de disposer des ressources nécessaires pour atteindre cet objectif. Ce dont je rêve, c’est surtout de voir le club de plus en plus connu et reconnu, des supporters plus nombreux encore, de jouer dans une salle plus grande et surtout d’évoluer en Jeep Elite. Mais tout cela me paraitrait naturel pour une ville comme Lille qui se doit d’être ambitieuse. Et je pense que c’est une ambition réalisable.

Pour terminer, le mot que tu aurais envie d’adresser aux supporters ?

J’aimerais qu’ils nous aident à faire connaître et reconnaître le club. Qu’ils nous aident à véhiculer les valeurs de ce sport. Et qu’ils nous supportent dans tous les sens du terme… Lors des matchs au travers de l’ambiance mais aussi nous supporter, nous soutenir même dans les moments difficiles. J’ai envie que l’on grandisse ensemble. Avec eux. Parce qu’on ne fera rien sans eux. Parce qu’on a besoin d’eux… En général, seul on va peut-être plus vite c’est vrai, mais ensemble on va forcément plus loin…

 

Merci à Maxime Bézin, pour son temps et d’avoir joué le jeu de la confidence.

A bientôt…