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Samedi, 04 Juillet 2020
A la rencontre de Ludovic LALERE, préparateur physique du LMB
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Actualités PRO

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Rencontre avec … Ludovic LALERE,

préparateur physique au LMB

Vous souhaitez en savoir plus sur notre préparateur physique c’est par ici !

Ludovic, grand amoureux de basket et de sport en tous genres depuis toujours,  est originaire de Lille. Après quelques années passées au sein du Jura Dolois Basket, Ludovic a rejoint le Lille Métropole Basket en 2015. Se partageant d’abord entre les entrainements du centre de formation et la préparation physique de l’équipe professionnelle, il intègre le staff Pro B à temps plein pour le lancement de la saison 2017-2018.

Bonjour Ludovic, tu nous parles de ton quotidien ? De quoi sont faites tes journées ?

Mes journées s’organisent autour de plusieurs activités. D’abord, du visionnage et de l’analyse vidéo en appui à Maxime Bézin, notre entraîneur-assistant. 

Puis j’enchaîne sur ma mission première de préparateur physique. Je suis responsable de booster les qualités physiques de nos joueurs. Réactivité, vitesse, aérobie… Les aider à développer leurs performances et à atteindre le top de leurs capacités. Pour cela, je prends en charge les phases d’échauffement, les sorties d’entraînement et les  séances de musculation. En cas de blessure, je travaille avec le joueur concerné sur des séances spécifiques pour assurer sa récupération dans les meilleures conditions. 

A côté de cela, je m’entraîne à titre personnel 20 à 30h par semaine pour toujours rester au plus près de mon métier et de ses exigences.

Si tu devais te résumer en 3 mots tu dirais…

Déterminé, persévérant, et… chanceux.

On est curieux, alors on a envie de dire… Pourquoi chanceux ?

(Sourire) Que demander de plus ! Je fais le métier que j’aime, dans la ville où je suis né, au sein d’un groupe solide et vraiment agréable à travailler. Niveau qualité de vie, je suis au top !  

A quel moment tu t’es dit : « Le basket, j’aimerais pouvoir en faire mon métier ? »

J’ai toujours adoré le sport et j’ai commencé le basket sur le tard, à 12 ans. J’ai vite été mordu et très curieux de cet univers. La notion de « dépassement de soi » est un vrai leitmotiv.

Sortie de BAC, on vous demande de faire 3 vœux pour votre avenir professionnel. Pas besoin de 3 ! J’ai 16 ans et un seul objectif en tête, intégrer l’univers du basket professionnel. Pas de plan B, c’était ça et rien d’autre… Et j’étais prêt à tout donner pour y arriver.

(Il a dit « déterminé » ? On confirme... !)

 

Être préparateur physique, j’imagine que ça englobe aussi des exigences quant à l’hygiène de vie : tu nous expliques ?rencontre_ludo_lalere_2

Il est important de sensibiliser les joueurs à la qualité de leur alimentation, c’est vrai. Qu’on se le dise, 80% de l’entrainement passe par la qualité des apports nutritionnels. Si vous vous nourrissez mal, vous pouvez faire tous les efforts possibles, vous n’obtiendrez pas les résultats escomptés. Mais attention, mon rôle est de sensibiliser, pas de contrôler ou de faire la « police ».  Un joueur sait que son hygiène de vie est essentielle à ses performances, nos joueurs en ont conscience...

 

Au vu du challenge personnel que tu t’aies lancé à toi-même il y a quelques années, on peut dire que tu es plutôt concerné et surtout un bel exemple… Tu nous expliques ?

Effectivement, j’ai perdu 35 kilos. Je l’ai fait pour moi-même, pour mon bien-être. Le regard des autres ne m’a jamais vraiment importé. J’ai toujours été très sportif, mais j’aime manger ! A un moment tu te lances le défi. J’ai fait ça avec un ami. Stop au grignotage, alimentation équilibrée, et beaucoup… beaucoup de sport ! Et ça a payé. Il n’y a jamais eu de mal-être chez moi lié à mon physique, mais c’est quand même une fierté d’avoir atteint cet objectif et surtout de le tenir…  Je ne pense pas être un exemple mais si ça peut inspirer quelqu’un alors tant mieux…   

 

 Si on parlait de l’équipe…

Un mot pour la décrire ?

Je vais dire « Famille »… On a vraiment un bon groupe et de très bonnes relations. Il y a un vrai lien qui s’est créé avec les joueurs et le staff. Il faut dire qu’on passe énormément de temps ensemble, et c’est plutôt sympa.

Le joueur le plus « sérieux » ?

(réflexion) Je dirais Nicolas Taccoen.

Le plus casse-cou ?

Hum… Thomas Ceci-Diop.

Le crooner de la bande ?

(rire) Marcos Suka-Umu Martin.

Et le plus bout-en-train ?

J’hésite mais je dirais quand même Maël Lebrun.

Ton conseil à un jeune joueur, ce serait…

Ce serait inévitablement de persévérer dans le travail mais aussi et surtout de prendre soin de lui… Il est important de toujours garder son objectif en tête, et quand tu le touches des doigts ou que tu l’atteins, c’est le moment d’être attentif. Toujours s’entraîner correctement, ne pas diminuer les efforts, ne pas lâcher…

Pour toi, les 3 fondamentaux, la base du basket …

Je dirais être adroit et précis. Un bon shoot que tu sois sous le panier ou sur la ligne des 3 points est essentiel. Il te rend dangereux et force la défense adverse à faire des choix.

La réactivité.

Et la maîtrise du jeu, l’intelligence du terrain, et donc sous-entendue l’anticipation.

Avant un match, tu fais quoi ?

Avant un match, j’ai pour habitude de faire une bonne séance de sport. Je me dépense, tout en me concentrant sur le match, l’objectif et tout ce qui s’est dit durant la préparation.

En cas de besoin, qu’est-ce qui te (re)booste ?

J’ai rarement besoin de me rebooster. Je suis d’une humeur assez égale jour après jour. Mais quand j’ai envie de lâcher prise, de déconnecter, ou de me recentrer, c’est vers la musique que je me tourne. Rap, R&B,… du bon son dans les oreilles et c’est parti !

Ton moment préféré de la saison 2017-2018 ?

Je vais manquer d’originalité peut-être (sourire), mais sans hésiter la demi-finale retour contre Roanne à domicile. J’aurais vraiment mal vécu de sortir sur une grosse défaite à domicile mais on a montré qu’on était capable de rebondir, de réagir, de faire face… A mes yeux, on a fini sur une bonne note. Le meilleur match de l’année, notre meilleure performance collective… On a montré ce qu’on valait…

Il a manqué quoi pour toi ?

C’est difficile à dire… D’un peu d’agressivité ? La saison a été longue. On a sans doute manqué d’un peu de hargne lors du match aller à Roanne, de cette combativité qui fait la différence, peut-être simplement par manque de temps.

Ton meilleur souvenir « Basket » tout confondu, ce serait … ?

Mes 2 premiers mois en tant qu’entraîneur de l’équipe N3 du Jura Dolois Basket. C’est ma première grosse expérience en tant que coach professionnel au niveau sénior, j’ai 26 ans à l’époque et du fait de mon jeune âge, je n’ai pas forcément la confiance de tous… Et ces deux mois ont été marqués par 10 ou 11 victoires consécutives ! J’ai fait mes preuves, ça a été une belle satisfaction collective et personnelle et ça m’a conforté encore un peu plus dans mon projet pro… Une belle période de ma vie professionnelle.

D’après Maxime Bézin (entraineur-assistant), c’est toi le grand comique du groupe ! Une petite blague à nous raconter ?

(rire) Forcément… je ne vais pas y échapper !

Qu’est-ce que fait la foudre à un bossu ?

  1. Elle le fou-droit !

Hum, oook… (rire) Tu assumes ?

(rire) Toujours !

 

Si on rêvait ? Tu les vois comment ce club et cette équipe dans 5 ans ?

Je rêve qu’elle ait atteint l’objectif ultime… la Jeep® Elite ! ça serait une grande fierté pour le groupe, le staff et j’espère pour la Métropole, et la Région d’avoir cette équipe évoluer à ce niveau ! Que Lille soit enfin un « grand » de ce sport ! Et bien-sûr j’aimerais faire partie de ce beau projet et de l’aventure !

Pour terminer, le mot que tu aurais envie d’adresser aux supporters ?

Ça paraît classique, mais j’ai envie de leur dire de nous soutenir et d’être derrière nous quelques soient les difficultés. D’être là, aussi, quand on est dans le dur. On ne peut pas être parfait tout le temps, personne ne l’est… Mais on donne tout, et on a besoin indéniablement de leur soutien. Dans « One team », il y a les joueurs, le staff… mais aussi chaque supporter… 

 

Merci à Ludovic Lalère, pour son temps et d’avoir joué le jeu de la confidence.

A bientôt…

 

© photo : Olivier COSSART & Christophe DELRUE