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Jeudi, 21 Mars 2019
Rencontre avec ... Florent TORTOSA
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Actualités PRO

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Rencontre avec … Florent TORTOSA,

Ailier du LMB

Débarqué à Lille pour le lancement de la saison 2017-2018, après différentes étapes par Saint-Vallier, Chalon-Reims, Evreux ou encore l’ADA Blois, ce jeune homme amoureux de basket et de nature, est diplômé d’un DEUG de Biologie et d’un BTS aménagement-paysager.

Après des débuts malheureusement marqués par une blessure au genou, Florent a largement pris ses marques et sa place dans cette équipe et apporte au LMB sa « special touch » importée directement du Sud, sur la ligne des 3 points !  Précision et dextérité au rendez-vous !   

Sorti de sa réserve, et en toute simplicité, il nous raconte qui il est, son parcours, et ce qui l’a amené parmi nous… Si vous voulez en savoir plus sur Florent Tortosa, notre sniper, c’est parti…

Bonjour Florent, qui es-tu ?

Je suis un sudiste venu se perdre dans le Nord de la France pour le basket. Je suis né à Montpellier. J’ai vécu là-bas jusque mes 15 ans. Après quoi, je suis parti en centre de formation, toujours dans le sud de la France.

Mais je suis aussi et surtout marié et papa d’un petit garçon qui aura bientôt 2 ans, Nolan et j’ai les embarqués, lui et ma femme dans cette aventure lilloise!

J’ai cru comprendre que tes parents baignaient dans le monde du basket, tu nous racontes ?

C’est vrai, ils ont tous les deux atteint le niveau professionnel également. Mais ils ont rapidement stoppé leur carrière respective, ma mère vers l’âge de 23 ans quand elle est tombée enceinte de… moi ! Et mon père après une blessure quand il devait avoir 25/26 ans.  C’est un peu eux qui m’ont transmis le goût du basket forcément… mais ils ne m’ont jamais poussé dans ce sens. En fait, j’ai même commencé prioritairement par faire du tennis jusque mes 11 ans en parallèle du basket. Et puis je me suis lassé du côté « individuel » de ce sport petit à petit et j’ai bifurqué à plein temps sur le basket. 

Quand tu étais petit, quel était le métier que tu souhaitais faire quand tu serais grand ? Et pourquoi ?

(Rire) En vrai, je n’en avais aucune idée ! J’ai du avoir des idées un peu originales comme tous les enfants… J’ai le souvenir d’avoir voulu être archéologue… ou de vouloir faire du théâtre par exemple !

C’est seulement vers 17 ans que je me suis dit « tiens, pourquoi pas basketteur professionnel ? ». Je ne savais pas s’il fallait vraiment y croire, mais je voulais le tenter. Il y a tellement peu « d’élus », j’avais conscience de la difficulté que ce serait.

J’ai beaucoup travaillé et ça s’est mélangé à un peu de chance aussi ! J’ai eu l’occasion de m’entrainer avec les pro du club de Hyères-Toulon à un moment charnière pour mon évolution. Ça m’a permis de passer un niveau…

S'il devait y avoir une personne qui ait marqué plus particulièrement ton parcours, ce serait qui ?rencontre_tortosa_2

Je pense à plusieurs personnes… D’abord à l’un de mes coachs, Nicolas Perez. Je l’ai rencontré lors d’une sélection pour l’équipe nationale cadets à Montpellier. C’est lui qui m’a permis d’intégrer le club de Hyères-Toulon.

Et puis également à Alain Weisz et Miguel Calero, coach et coach-adjoint de l’équipe professionnelle dans ce même club de Toulon. Ils ont marqué largement mon évolution en me donnant la chance de m’entraîner avec les pros pendant deux années consécutives. Ils ont décelé quelque chose en moi et m’ont offert cette super opportunité qui m’a beaucoup appris.

 

Tu as longtemps vécu dans le sud de la France, à part le soleil (oups !), qu’est-ce qui te manque le plus que tu ne retrouves pas ici ?

La famille ! Sans hésiter ! Mes parents sont à Frontignan et ma belle-famille à Valence. La distance ce n’est pas toujours facile à vivre… ils me manquent et j’ai parfois l’impression d’être parti trèèès loin… 

 

Ton film préféré ? Star Wars Ep. I

Ton livre préféré ? (Rire) On ne va pas se mentir, je lis entre 0 et 1 livre par an alors… je vais dire celui que je lis en ce moment ! « La vérité sur l’affaire Québert ».

Ton sportif préféré ? Nadal… pour sa fougue, son énergie, c’est un lâche-rien. Je le trouve hyper combatif.

Ton plat préféré ? La tartiflette.

(Hum… pas vraiment un plat du sud la tartiflette !!! ;) )

Ta phobie ? Les cafards ! Je vais prendre un coup dans ma virilité mais bon ! Cet été on est parti en vacances avec ma femme et des amis… On a est tombé sur un cafard… je faisais pas le malin ! C’est même ma femme qui l’a tué ! (Rire)

Ta valeur fondatrice ? La famille.

Ce que tu ne supportes pas ?  La mauvaise foi.

La plus belle chose que l’on ait faite pour toi ? Me donner la chance de devenir papa…

 

Une vie de sportif pro, c’est une vie prenante et beaucoup de sacrifices, pour toi c’est quoi le plus dur ?

C’est effectivement une vie prenante, beaucoup de déplacements et de changements de lieux de vie selon les périodes, les opportunités, les contrats… Aussi, le vrai sacrifice c’est « d’imposer » cela à ma famille… C’est ma passion, et je les remercie de me suivre et de la vivre avec moi…

Ton fils demain te dit « papa, je veux être basketteur pro », c’est quoi LE conseil que tu lui donnes ?

(Rire) Je lui dirais… Commence par faire des études et on verra en temps et en heure !

Plus sérieusement, il a déjà un vrai attrait pour le basket. C’est amusant à voir. Alors si c’est la voix qu’il choisit, je lui dirais de travailler dur, de se faire plaisir, et de tout faire pour être le joueur le plus complet possible.  Et puis je crois surtout que je le laisserai se faire sa propre idée, suivre son propre chemin… son envie sera son seul moteur. Mais je crois que ce serait dur pour moi de savoir qu’il devra comme moi, s’éloigner de sa famille…

Tu as été blessé l’an passé et je crois percevoir que tu retrouves petit à petit de belles sensations sur le terrain… Comment te sens-tu cette année ?

Je suis au taquet ! J’ai eu le droit à 2 entames de saisons consécutives difficiles (2016-17 et 2017-18) suite à des problèmes de genou… alors cette saison est primordiale pour moi ! Je suis à 100% et plus en forme que jamais !

Quel a été le match le plus marquant de ton parcours ?

La finale de Championnat d’Europe avec l’Equipe de France des moins de 20 ans contre la Grèce, chez eux. On perd de 5 ou 6 points… Et en fait, je me souviens surtout ne pas m’être senti légitime dans cette sélection… pour vivre ce grand match. Je n’étais tellement pas prêt à vivre ça. Petit complexe d’infériorité peut-être à l’époque... Il y avait une armada de très bons joueurs qui auraient pu être à ma place, j’étais jeune et sans doute encore assez peu sûr de moi. Et puis, ça a été tellement rageant de voir cette victoire filer pour quelques points.

Aujourd’hui, si je pouvais faire un bon dans le passé je pense que je le vivrais autrement… Chaque joueur doit saisir sa chance, on a tous deux bras, deux jambes… et avec l’envie, la volonté, je pense que chacun est capable du meilleur… Bon avec les années et l’expérience, c’est facile à dire !! (Rire)

rencontre_tortosa_4Pas facile d’arriver à ce niveau, il y a des moments où on se décourage, des matchs plus difficiles que d’autres … tu te dis quoi pour ne jamais lâcher ? Te rebooster ?

En fait… je me pose 10 000 questions ! Pour tout et pour rien ! Et surtout j’aime et j’ai besoin de comprendre… alors ça trotte… Du coup, quand je suis dans une période plus difficile, j’essaye surtout de me focaliser sur le présent, d’agir sur ce que je peux changer, et de me concentrer sur les évènements actuels. Laisser le passé où il est… Je ne peux plus rien y changer.

Quel a été le meilleur conseil « basket » que tu ais reçu ? De la part de qui ?

Je pense qu’il me vient de ma mère. Elle m’a dit un jour après un match difficile, « pour être un bon shooter, il faut shooter ». Je devais avoir 23/ 24 ans. J’étais à Chalon à l’époque et je traversais une saison un peu « blanche ». Je me suis largement servi de ses paroles pour repartir de plus belle. Je pense qu’elle m’a dit ces mots pour me bouger, pour me remotiver… et ça a servi. J’ai fait le deuil de ma saison et je suis reparti sur de bonnes bases… Plus confiant.

(On dit merci qui ? Merci maman ! ;) )

 

Si tu devais décrire le rôle d’un ailier sur le terrain ? Dans une équipe ?

C’est un joueur qui se doit être polyvalent. Il sera soit driver, soit shooter selon le profil. Mais il doit aussi être un bon rebondeur et une aide défensive. Et puis il faut de la rapidité bien-sûr… parce qu’on est souvent à courir derrière les mecs… ! 

Si tu devais te décrire TOI dans cette équipe, tu dirais quoi ? Tu lui apportes quoi ?

En tant qu’ailier, j’ai une mission de scoring à 3 points notamment. Mais au sein de l’équipe de Lille, j’essaye aussi de soutenir un peu Nicolas Taccoen dans son rôle de capitaine. Tout en restant à ma place, j’aime aller vers les joueurs, pour savoir comment ils se sentent, créer du lien. J’essaye de garder l’œil ouvert, l’oreille attentive pour aider Nico si possible. J’ai été moi-même capitaine par le passé à Blois, et c’est un rôle que j’aimais bien. Alors si je peux aider un peu au bon fonctionnement du groupe… c’est avec plaisir que je le fais.

Pour toi, le secret d’une équipe qui gagne, c’est… ?

Pour moi, c’est une équipe qui a envie de se faire mal « ensemble », sans esprit de compétition ou de jalousie les uns vis à vis des autres… c’est ça le secret.

  

Que penses-tu de la ville de Lille ? De la région ? Comment t’y sens-tu ?

Sans mentir, on part avec beaucoup d’a priori en arrivant ici et je dois le dire, c’est une super ville et une très belle région ! Je m’y sens bien. Il y a plein de choses à faire, on est pas loin de la Belgique, pas loin de la mer… et Lille c’est une grande ville qui bouge ! C’est la première fois que je vis dans une ville de cette ampleur et c’est vraiment sympa !

(Avis aux sudistes ! Et si c’est un sudiste qui le dit ! J)

Une anecdote « basket » sympa à nous livrer ?

J’ai envie de parler de la saison à l’ADA Blois qui nous a permis d’être premiers du championnat NM1 et d’accéder la saison suivante à la pro B.

On était sûrs d’être champions dès le mois de Mars je crois. Aussi, le reste de la saison ça a été… plaisir… plaisir … et plaisir ! Plus de pression, on avait fait le job, tout le monde était content, on montait ! Il n’y avait plus qu’à savourer… profiter. C’était assez exceptionnel !

Si on parlait un peu de l’équipe, staff compris …

Avec qui rigoles-tu le plus ?  Il y a pas mal de bon déconneurs dans cette équipe, et c’est d’ailleurs ce que j’aime ! Mais si je devais en citer un, je dirais Maël Lebrun.rencontre_tortosa_3

Avec qui te chamailles-tu le plus ?  Ludovic Lalère, le prépa physique ! J’arrête pas de le titiller, il est tellement 1er degré, il démarre direct ! J’adore ! (rire)

A qui te confies-tu le plus ? Aux kinésithérapeutes, Quentin Samaille et David Le Pors.

Qui chambres-tu les plus ? Thomas Ceci-Diop. Il est tellement fou sur le terrain, il est plus souvent par terre que debout ! Je le taquine souvent là dessus, c’est drôle !

A qui ressembles-tu le plus ? Je pense à Nicolas Taccoen. On a des caractères assez similaires je pense.

Qui admires-tu les plus ? Maxime, notre coach assistant. Pour tout ce qu’il fait! Vidéo, analyse, liens entre les joueurs et le staff… il n’a vraiment pas le rôle le plus évident et il le remplit super bien ! C’est une personne vraiment passionnée et il est impressionnant !

 

Bientôt Noël… As-tu été sage cette année ? (ok…je plaisante…). Plus sérieusement, ton Noël 2018, tu le rêves comment ? Et où ?

Je le rêve comme il va se passer et d’ailleurs j’ai trop hâte !! Avec ma famille, ma belle-famille, ma sœur, mon beau-frère, tous réunis ici dans le Nord ! J’attends avec impatience ! C’est assez incroyable que tout le monde puisse être là, ça fait longtemps que j’attends ça… ça va être cool !

(Cet enthousiasme… ça fait plaisir à voir ! On leur souhaite par avance un beau Noël à tous !)

 

Si je te dis que tu as le droit à un vœu, là tout de suite, tu me demandes quoi ? (il est interdit de me demander d’avoir le droit à plusieurs vœux ;) )

Que tout ceux que j’aime restent en bonne santé le plus longtemps possible… Aujourd’hui, on côtoie trop facilement la maladie, on est tous touché de près ou de loin… je trouve ça moche, mais ça devient « monnaie courante »… alors j’aimerais que les miens soient protégés de tout ça…

Un petit mot pour tes coéquipiers ? Quelque chose que tu aimerais leur dire et que tu n’as jamais osé ? C’est le moment !

Juste qu’ils me fassent confiance. Je suis là. A 100% et ils peuvent compter sur moi.

Le point fort de l’équipe ? C’est notre 2ème saison ensemble, on se connaît. On connaît nos forces. On sait ce dont on est capable.

Le point de progrès ? Se faire confiance. On est capable de belles choses… de très belles choses. On doit apprendre à ne jamais l’oublier.

 

C’est quoi le plus beau compliment « basket » que l’on t’ait fait ?

Ça va paraître bête peut-être… mais il me vient du speaker, Philippe… lors de notre entrée sur le terrain avant chaque match, il m’annonce comme le « sniper ». Et ça me booste comme jamais ! C’est une marque de reconnaissance, ça me rappelle ce pour quoi je suis là, et ça me met en confiance avant chaque match.

Pour terminer, ton petit mot aux lecteurs de cet article et supporters ?

J’ai envie de leur dire que si on a fait une belle saison l’an passé, c’est aussi grâce à eux et on travaille dur pour réussir à faire encore mieux cette année. Ils peuvent continuer de croire en nous, on est prêts… et on donnera tout. Et puis j’aimerais aussi souligner que je trouve ça assez fort… ces personnes qui vivent leur passion à fond… c’est quelque chose de beau. Et c’est essentiel à tout sport et à toute équipe alors MERCI !

Merci à Florent Tortosa, pour son temps et d’avoir joué le jeu de la confidence.

On vous souhaite à toutes et tous de très belles fêtes de fin d’année ! J

A très bientôt !