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Jeudi, 25 Avril 2019
Rencontre avec … Maël LEBRUN, ailier du LMB
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Actualités PRO

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Après un parcours orléanais de près de 6 ans, un passage par Saint-Quentin puis par Le Havre, Maël Lebrun a posé ses valises et ses baskets sur le parquet du Palais Saint-Sauveur dès la saison 2017 – 2018.

Ailier au Lille Métropole Basket depuis bientôt 2 saisons, Maël a déjà marqué les esprits lillois par ses performances.

Bientôt 28 ans, amoureux et papa apprenti, le jeune homme se raconte au travers de ces quelques lignes. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce grand bavard, qui se démène sous les paniers d’ici et d’ailleurs pour défendre les couleurs des RedGiants… c’est par ici !

Bonjour Maël, qui es-tu ?

Tout d’abord, je suis en couple et papa d’un petit garçon de 17 mois qui se prénomme Izaïah. Devenir papa a changé ma vie … nos vies !

A côté de cela, je suis un passionné de basket et de sport en général. Toujours partant pour le pratiquer… beaucoup moins pour le regarder à la télévision. Et je suis aussi un vrai « drogué » de musique !  Voilà ce que je peux dire pour me résumer ! 

D’où te vient ta passion basket et cette envie un jour d’en faire ton métier ?

J’ai toujours fait beaucoup de sport. J’ai commencé par le football, un sport que mon père aimait particulièrement. Puis il y a eu le tennis, le handball, l’athlétisme... J’aimais ça. J’ai vraiment commencé le basket à 13 ans avec les copains d’abord pour s’amuser... Un an seulement car on a du déménager et malheureusement il n‘y avait plus d’équipe pour ma catégorie d’âge dans ma nouvelle ville. Alors je faisais du basket en extérieur l’été. Jusqu’au jour où j’ai rencontré celui qui est devenu mon premier coach. Il a pris les coordonnées de mon père et lui a promis de l’avertir si une équipe de benjamins se créait. Bientôt, il nous recontactait pour me proposer un sur-classement en minimes. C’était parti. Mes vrais débuts en club. Vers 15/16 ans, je suis en entré en centre de formation à Orléans. J’ai d’abord eu peur que mon niveau ne soit pas suffisant pour être gardé. Mais au bout d’un an, j’avais bien progressé. Mes coachs l’ont constaté. Petit à petit, je suis arrivé en équipe de France Cadets… et je m’entrainais avec les pros. J’ai commencé à avoir des étoiles dans les yeux ! J’étais aux portes du monde professionnel… C’est à ce moment là que j’ai décidé de me donner tous les moyens pour y arriver.  D’en faire mon métier.  

S’il devait y avoir une personne qui ait marqué plus particulièrement ton parcours professionnel, ce serait qui ?rencontre_lebrun_2

Tous les coachs que j’ai eu ont joué un rôle essentiel. Mais si je dois n’en citer qu’un, alors je pense à Philippe Hervé. C’est lui qui m’a fait rentrer dans le grand bain, qui m’a donné accès à mes premiers entrainements pros. Il a joué un rôle important dans mon éducation. Toutes les bases que j’ai aujourd’hui, c’est lui qui me les a inculquées. Pas seulement sur le terrain. Humainement aussi. Alors je suis sincèrement reconnaissant auprès de chacun des coachs que j’ai eu, parce qu’ils m’ont tous poussé, aidé, et fait de moi un homme… Mais c’est lui qui m’a donné ma toute 1ère chance.

Le meilleur conseil que tu aies reçu d’un coach ?

J’en ai reçu beaucoup… Mais le plus important a été de « prendre du plaisir ». Quand on devient sportif professionnel, on a tendance à oublier que cela reste avant tout un sport et que même si on se doit de le prendre au sérieux, de travailler dur, la notion de plaisir est essentielle. Sans plaisir sur le terrain, on perd en performance… tout est lié.

Qu’est-ce qui a motivé ta décision de prolonger ton engagement avec le LMB pour cette saison ?

Pas mal de choses. Jean-Marc Dupraz, le coach d’abord. C’est quelqu’un que je ne connaissais pas vraiment avant d’arriver ici. Sa carrière si, bien-sûr, mais on ne s’était jamais rencontré. On s’est très vite bien entendu. Ça a matché. Après Philippe Hervé, c’est l’un des premiers à m’avoir cerné. Compris. Il a su voir mes qualités, mes atouts et les exploiter.

Et puis, j’ai été vraiment très bien accueilli à Lille. Par tous. L’équipe, le staff sportif, le staff administratif, les bénévoles, les supporters… Je me sens bien ici, et ça m’aide à continuer d’évoluer.

La dernière raison, c’est qu’avec ma famille on savoure d’avoir trouvé un peu de stabilité. On aime Lille, mon fils est né ici. On est bien installés. C’est vraiment appréciable.

Jeune papa ? ça fait quoi ?

C’est génial ! Que du bonheur ! C’est une nouvelle vie, de nouvelles responsabilités. C’est beaucoup d’amour en plus ! ça change notre vision des priorités. Le basket c’est très important pour moi, ça le sera toujours, mais mon fils, ma famille, c’est aujourd’hui ce qui compte avant tout.

Je passe la 1ère heure de ma journée avec mon fils avant de le déposer chez sa nounou… C’est ma source d’énergie au quotidien. En plus, il est facile ! Pour le premier, je crois que je m’en sors bien ! (rire) Il est parfait !

(Le jeune homme a une espèce d’énorme sourire collé sur le visage… on ne vous dit que ça ! J)

Ton fils demain te dit « papa, je n’aime pas trop le basket », ça te fait quoi ?

Ce ne serait pas grave ! L’important est qu’il soit épanoui ! S’il veut faire de la danse classique, ou peu importe, je serai derrière lui à le soutenir. J’aimerais juste qu’il fasse du sport, parce que c’est important…

Bon… Avec son père, il va forcément connaître le monde du basket. A 17 mois, il n’a quasiment déjà raté aucun de mes matchs. Il a plein de ballons… Et quand on veut le calmer, ce n’est pas une comptine qui fonctionne mais de regarder du basket... Je dois reconnaître que s’il fait un jour du basket, je serais super content ! Mais si ce n’est pas le cas, il fera surtout ce qu’il aime et ce qui le rend heureux.

 

Et sinon,

Hors basket, quel est le sport que tu préfères ?

Le foot. Pour y jouer. Pas à la télé ! J’y joue dès que j’en ai l’occasion ! Et puis, la pétanque aussi l’été ! (rire)

(La pétanque, une idée de reconversion future peut-être ?)

Le sportif qui t’inspire ?

Kobe Bryant. Pour sa qualité de travail. C’est un joueur qui dégage beaucoup de sagesse, une image positive. Pour en arriver là je pense que c’est énormément de sacrifices. Je trouve qu’il traduit bien l’idée que pour réaliser ses rêves, il faut se donner les moyens et travailler dur !  

Ton acteur préféré ?

Denzel Whashington. Pour sa carrière. Je pense avoir vu tous ses films. Et je trouve ses mimiques, et ses expressions du visage assez incroyables.

Ta phobie ?

Je ne pense pas en avoir. Comme tout le monde, je ne suis pas dingue des araignées ou des serpents. Mais pas au niveau de la phobie.

Le jour de l’année que tu préfères ?  

Le 17 avril ! C’est mon anniversaire !

(Et c’est bientôt !!!)

La plus belle chose que l’on t’ait dit ?

« Tu vas devenir papa ! »

Si on regarde ton téléphone, là tout de suite, le 1er émoji qui apparaît c’est lequel ?

Mort de rire

rencontre_lebrun_3Quel serait ton conseil à un jeune qui rêve de devenir professionnel ?

De faire attention à sa santé et à son corps dès le début de sa carrière. Être bien suivi. Quand on est jeune, et surtout en France je trouve, on ne nous sensibilise pas assez à l’importance d’un bon suivi. On sait que les blessures font partie des risques mais on ne nous apprend pas à les éviter, les anticiper. On nous dit de bien manger, bien dormir, … mais pas assez d’écouter son corps et ses alertes. Pour ma part, si je devais repartir en arrière, aujourd’hui je ferais autrement.

(L’homme sage a parlé… On pense à aller chez le kiné ! J)

Quel a été le match le plus marquant de ton parcours ?

Il y en a deux. Le premier, la Finale de championnat d’Europe des U18 en 2009. On perd certes… Mais on jouait en France. Jouer dans son pays, ce genre de match c’est vraiment énorme. Et inoubliable.

Le 2nd, le match du HOOPS SUMMIT que j’ai disputé à Portland. Ma première fois dans une salle de NBA. On avait tous entre 18 et 20 ans, et il y avait un max de supporters et je représentais mon pays ! C’était monstrueux !

C’est quoi le plus beau compliment « basket » que l’on t’ait fait ?

Quand j’étais à Orléans, on m’appelait le « Mini Dobbins ». C’était un joueur qui évoluait en pro quand j’y étais et que j’adorais ! Sa façon de jouer, il était très bon défenseur, très athlétique. Et humainement c’était une personne que j’appréciais beaucoup ! Alors d’être comparé à lui, c’était pour moi un vrai compliment.

Si tu devais te décrire au sein de cette équipe, sportivement et humainement, tu dirais quoi ? Tu apportes quoi à tes co-équipiers ?

J’apporte… beaucoup de conneries ! Beaucoup de bla-bla !! et je dis bien « bla-bla » volontairement ! Je parle vraiment beaucoup !! (rire)

Plus sérieusement, de la solidarité je pense quand même. Et c’est une des raisons pour lesquelles je suis resté aussi. J’ai tendance à aller vers les autres si je les sens dans le besoin. Je suis beaucoup dans la communication, c’est important pour aller ensemble dans le bon sens.

(Au LMB, le stéréotype de l’homme qui parle peu est officiellement… mort ! J)

A 27 ans, tu te sens + dans le rôle du « joueur d’expérience qui partage son vécu » ou du « joueur fougueux, qui écoute les bons conseils des plus anciens » ?

Plutôt d’expérience. Je continue d’apprendre bien-sûr ! Mais je suis un joueur qui a tendance à partager avec les plus jeunes. Je suis rentré dans le monde professionnel vers 17_18 ans alors après 10 ans, je me vois plutôt de ce côté.

Que penses-tu de la ville de Lille ? De la région ? Comment t’y sens-tu ?

Je m’y sens vraiment bien ! Déjà il ne fait pas plus moche ici qu’à Orléans par exemple ! Et j’aime beaucoup la mentalité des gens ici ! Je n’ai encore jamais été mal reçu. Bon… il y a des imbéciles partout, on ne va pas se mentir mais ici on est en confiance et l’atmosphère est très agréable à vivre ! En plus, il y a toujours quelque chose à faire sans aller bien loin !

Justement… ton meilleur spot pour :

Ta « balade famille du dimanche » ? C’est Nico (Taccoen) qui me file les bons plans ! Ou Florent (Tortosa)… Mais il les a gratté à Nico ! (rire). J’ai découvert récemment l’autre côté de la citadelle, la « face cachée ». Pour les pique-niques c’est top ! On déconnecte un peu de la ville.

Ton shopping ? Je ne suis pas très shopping mais quand ça m’arrive… BShop est l’incontournable et je peux y passer ¾ d’heure sans problème !

Te faire exploser le bidou ? J’ai découvert récemment le « LOOSTAMINET ». Un bel accueil, on y mange bien, c’est très sympa !

Ton moment « bodycare » ? Nulle part ! C’est plutôt moi qui m’y plie ! Il arrive fréquemment que ma copine me réclame un massage des pieds ! (rire)

(Bien joué Madame ! J)

Une anecdote « basket » sympa à nous livrer ?

Quand j’étais à Orléans, pendant ma 1ère année pro, je m’occupais de l’échauffement d’avant match.  On attendait tous dans le tunnel de sortie pour arriver sur le terrain, faire un tour d’honneur et commencer à s’entrainer. Je rentrais le 1er

Un soir… je me suis retrouvé à entrer sur le terrain… tout seul ! Ils s’étaient tous concertés pour ne pas me suivre ! Avant que je m’en aperçoive, j’avais fait le tour d’honneur… seul au monde … comme un idiot. Bon depuis, cette blague je l’ai refaite à d’autres, j’avoue ! (rire)

 

 

Si on parlait un peu de l’équipe, staff compris … Qui, selon toi, et le plus …

« Chauvin » ?  Florent tortosa… avec « son Sud » ! (rire)

(On a envie de dire… comme tous les sudistes non ? ;) )

Déjanté ?  Ludovic Lalère ! Il a beaucoup de problèmes ce garçon ! (rire) Et Florent Tortosa… parce qu’il fait parfois des choses … surprenantes !!! Et je n’en dirais pas plus !

(On a bien essayé la torture… mais on n’en saura pas plus… ;))

Emotif ? Marcos Suka Umu ! Sans hésiter ! Il met beaucoup d’émotions dans tout ce qu’il fait ! Surtout quand il est énervé ! On sait qu’il va s’énerver avant même qu’il ne le soit ! (rire)

Drôle à ses dépens ? Marcos encore ! On en a trop sur lui ! (rire) Quand il est arrivé, il ne parlait ni français ni anglais. Alors il faisait de grands sourires ! Il ne comprenait rien mais il disait toujours « oui » ! Il essayait de parler, on ne comprenait rien… il s’en rendait compte… Mais il continuait de parler quand même ! Aujourd’hui il a fait d’énorme progrès ! Et il ne s’arrête plus de parler !

A qui ressembles-tu le plus ?  Thomas Ceci-Diop. Parce qu’il aime aussi beaucoup parler même s’il ne s’en rend pas compte ! (rire)

Et Florent Tortosa… parce qu’on est connectés dans la connerie… (rire)

Lequel te manquerait le plus ? Rakeem Buckles … pour ses moments d’absence… Parfois il est là… mais on le perd ! (rire). Ça me fascine ! A chaque fois, je le capte et j’essaye de le « ramener » avec nous ! Ces moments me manqueront ! Mais clairement, ils ont tous quelque chose qui me manquerait vraiment !

Après le match de Roanne, avec un score à seulement -3 points contre le leader du championnat, il se passe quoi dans vos têtes au retour dans les vestiaires ?

J’étais sur le banc pour blessure contre Roanne, mais on ressent tous beaucoup de frustration. Mais on se dit surtout que l’on doit se focaliser sur nous. Rester concentrés. On a fait un très très bon match, et c’est de bon augure pour la suite. Si on continue comme ça, on peut retrouver notre équipe, et l’état d’esprit qui nous a boosté la saison passée ! C’est sur ça qu’on doit se concentrer à ce moment là.

Si je te dis « on efface tout et recommence », tu changerais quelque chose ? Si oui, quoi ?rencontre_lebrun_4

Je ne changerais RIEN. Si je change un toute petite chose, alors je prends le risque n’avoir jamais rencontré ma copine, ou de ne pas avoir Izaïah aujourd’hui… Hors de question ! Je garde tout en l’état.

Pour terminer, ton petit mot aux lecteurs de cet article et supporters ?

Ils le savent mais je veux leur dire qu’on a vraiment besoin d’eux. Pour nous pousser. Qu’on fait tout ce qu’on peut pour ne pas les décevoir.

Et aussi c’est l’occasion pour moi de leur adresser un grand MERCI. Pour leur accueil. Parce que je n’ai jamais eu l’occasion de leur dire mais la façon dont j’ai été reçu ici, à Lille, de la part du public, a été vraiment géniale, et ça aide beaucoup à se sentir bien…

Merci à Maël Lebrun, pour son temps et d’avoir joué le jeu de la confidence. J

A très bientôt !